Concours de la plus mauvaise comédie musicale du monde: « Coming-out » va-t-il détrôner « Cindy 2002″?
Habituellement, nous ne parlons de ce type de spectacle sur ce blog. Pour le "musical" Coming-out, nous ferons une exception tant la chose est énorme. Il faut en effet le lire pour le croire:
Pourquoi tant de haine? "Au visage d'ange", "orphelin de père", "sensible et poète", "Miguel, Homo flamboyant", "boîte fréquentée par la communauté gay et les "branchés" de la ville"... Les auteurs, parmi lesquels on trouve Stéphane Bern, auraient voulu aligner plus de clichés dans leur histoire qu'ils auraient eu du mal. Et puis, il faut écouter les fabuleuses chansons: J'ai honte de lui, Jamais grand-mère ("Et quand viendra mon heure dernière / Si je n'ai pas encore été mamie / Que j'aille au ciel ou en enfer / Mon enfant aura choisi sa vie"), et surtout le finale, intitulé La vie, c'est gay (extrait ci-dessous) qui ferait passer la musique des Follivores pour du Pierre Boulez et Mozart l'opéra-rock pour du véritable Mozart (c'est dire).
Que l'on se rassure (temporairement au moins) ce "spectacle" est encore en gestation. Des pages Facebook, MySpace et Youtube ont été lancées pour le soutenir. "Ce spectacle doit exister grâce à vous", peut-on lire sur le site. Alors "vous" qui que vous soyez, nous vous posons la question: Les gays –sans parler des lesbiennes qui sont inexistantes dans cette histoire– et la comédie musicale ont-ils vraiment mérité ça?
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ça me rappelle ma vie. Tout était tracé d’avance, et puis un jour je suis allé dans une boîte fréquentée par la communauté gay et patatra, ma mère n’est pas grand-mère.
J’avais déjà repéré ce machin sur facebook — on me demandait d’être « ami » et de soutenir…
Ah, ça! Et puis quoi encore ? non seulement les gays n’ont pas mérité ça, mais la comédie musicale non plus.
Tout ce que l’on peut lire ou entendre de ce spectacle est simplement effrayant. Musicalement, c’est une épouvante de banalité et de « rien », les lyrics sont pathétiques, et le projet de livret… je finirais presque par aimer « les homos préfèrent les grosses »… c’est dire.
Non, c’est une blague ! Rassurez-moi, c’est bien une blague ? J’aime beaucoup la daube variétoche française mais dans le cas présent on est face à la chanson la plus affligeante jamais diffusée. A côté, Cyndie Sander, c’est de la grande musique. Voila qui ne va pas beaucoup servir la cause homosexuelle, le reste de la population va carrément se foutre de notre gueule.
ouais, bon vraiment pas terrible voire pathétique…
avec un peu d’humour on peut y voir un extrait d’un courant musical qui existe outre-rhin, la Volksmusik très populaire là bas, il devraient en faire un version Germaine,ca aurait certainement énormément de succès…
C’est pas possible de composer un final aussi ringard. Quant aux paroles… non, je cauchemarde !
après écoute des différents extraits de cette « oeuvre » c’est en effet musicalement une des plus grandes daubes qui soit en comédies musicales. déjà que les clichés soient nombreux c’est ridicule mais que la musique soit digne d’un apprenti composant sur son clavier bontempi ce n’est plus possible.
si ce spectacle sort un jour, au moins un cliché va disparaitre. les hétéros ne diront plus que les homos ont du gout
zêtes sûrs que c’est pas un canular ? On dirait du sous-Jean-Pierre François, la chanson. Quant au synopsis, ma foi… ça me rappelle, dans l’intention et la finesse affichée, une pièce de théâtre des années 80 intitulée Pauvre France (évidemment, avec des gosses homos, où va la France ? Pensez donc !), avec Jean Lefèvre (le regretté, non je déconne !) dans le rôle du père du fils homo. C’est peut-être écrit pour les nostalgiques de Jean Lefèvre, je vois que ça…
Bien sur, c’est toujours agréable d’être informé de ce qui se passe dans le micro-cénacle du théâtre musical. Cette chose d’ailleurs en fait-elle partie. C’est bien de l’honneur que d’y consacrer autant de commentaires. Si cette « oeuvre » arrive au bout de sa gestation, je ne vois qu’une solution : Faisons une entrée groupée tous munis d’un rouleau de papier hygiénique, et à mon signal, on les jette sur scène… Là ils devraient comprendre non?????
Mais non, voyons, Charlène, on peut pas faire ça ! Ca passerait non pas pour une salutaire manifestation d’opinion artistique, mais pour une action homophobie…
C’est là ou le procédé est vicieux : écrire une mauvaise comédie musicale gay n’empêcherait pas la critique et certains d’opiner du bonnet en criant à la nouveauté, de peur que, critiquant l’objet, on ne les accuse non pas de dureté en tant que critique musical ou théâtral, mais tout simplement d’homophobie pure et simple…
Habile stratégie potentielle, non ?
Si il n’est plus possible de donner son mauvais avis publiquement sur un spectacle, sous prétexte que le sujet aborde une minorité (religieuse, ethnique, sexuelle, spatiale, que sais-je encore…)c’est bien triste. NON NON et NON ! Ce n’est pas parce qu’une pièce (musicale ou non) parle d’homos, de juifs, de blacks, de bouddhistes ou de lesbiennes qu’elle est bonne. Pouvoir le dire reste une liberté dont nous ne devons pas nous priver. Nous -personnes un peu intelligentes et cultivées – savons que c’est l’oeuvre qui est commentée, et uniquement l’oeuvre. Si des paranoïaques empêcheurs de tourner en rond ne comprennent pas cette vue des choses, qu’ils stoppent immédiatement leur carrière. Décider d’exercer un métier du spectacle, c’est aussi admettre qu’on risque de s’en prendre plein la gueule de temps en temps ! On ne peut, et ON NE DOIT vouloir plaire à tout le monde. Voilà !