20 Cinéma | GLITTER AND BE GAY

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

GLITTER AND BE GAY
Un blog à trois voix consacré au théâtre musical
Broadway | Cinéma | 08.01.2011 - 11 h 57 | 4 COMMENTAIRES
Barbra Streisand, bientôt dans Gypsy?

Étiquettes : , , ,

Selon le New York Post, Barbra Streisand est actuellement en négociations pour jouer dans une nouvelle adaptation cinéma de la comédie musicale Gypsy. Elle y incarnerait bien sûr le rôle principal, celui de Mama Rose. Considérée comme l’une deux plus grandes comédies musicales américaines avec West Side Story, Gypsy est une adaptation des mémoires de la strip-teaseuse Gypsy Rose Lee. Contrairement au livre, la comédie musicale tourne surtout autour de la mère, Rose, mère monstrueuse qui fait tout pour que ses deux filles deviennent des stars du vaudeville. Grâce au livret d’Arthur Laurents, aux paroles de Stephen Sondheim, à la musique de Jule Styne et à la mise en scène de Jerome Robbins, Gypsy est devenue l’ultime rite de passage pour toute diva qui se respecte.

Interrogé par le New York Post, Arthur Laurents, 92 ans, affirme avoir donné son accord à la diva. Ces deux-là se connaissent bien: c’est dans I can get it for you wholesale, une comédie musicale dirigée par Laurents que Barbra a fait ses débuts et qu’elle a été remarquée et Laurents lui a écrit l’un de ses films les plus connus, The Way We Were (Nos plus belles années) avec Robert Redford.

Ce serait la deuxième adaptation cinéma pour Gyspy, qui avait déjà fait l’objet d’un film – décevant – en 1962 avec Rosalind Russell dans le rôle principal.

Cinéma | 11.03.2010 - 12 h 05 | 0 COMMENTAIRES
Nine, une adaptation ratée

Étiquettes : , , , , , , , ,

Et encore une adaptation cinéma ratée! Comme le souligne la délicieuse Yvonne Nguyen, de Regard en Coulisse, l’adaptation sur grand écran de la comédie musicale Nine (paroles et lyrics de Maury Yeston, livret Arthur Kopit), elle-même inspirée par le 8 1/2 de Fellini, a fait la quasi unanimité contre elle.

Non sans raison, tant le film cumule les étrangetés, les maladresses et les non-sens:

  • Le style de plusieurs scènes est complètement pompé sur Cabaret et Chicago (réalisé au cinéma par Rob Marshall, justement), notamment le numéro Be Italian, emmené par Fergie.
  • Le casting, qui aligne les grands noms, n’est guère judicieux. Pour incarner l’actrice typiquement italienne que fait tourner le héros du film Guido Contini (Daniel Day Lewis, qui en fait des tonnes), Fellini avait choisi Claudia Cardinale. Marshall choisit… Nicole Kidman. Dans le genre italien, on a fait mieux, non?  La maîtresse de Contini, Carla, est interprétée par Penélope Cruz, qui est espagnole, comme chacun sait. Vu de Hollywood, l’Espagne, l’Italie, c’est sans doute un peu la même chose… Et que dire de sa performance très « Showgirls avec soutien-gorge » (expression © Maxime Donzel) sur A call from the Vatican?  Le numéro Folies Bergères n’est guère mieux servi. Il est censé évoquer la gloire du music-hall à la française. Et c’est… la très british Judi Dench qui s’est vue confier le rôle.  Excellente en comédie, comme toujours, l’actrice semble peu à son aise et peu à son avantage sur la chanson qui avait valu son Tony Award à Liliane Montevecchi.
  • De nombreux titres ont été coupés par rapport à la version de Broadway. Trois nouveaux ont été ajoutés, dont le consternant Cinema italiano, sur lequel se trémousse Kate Hudson. C’est le moment le plus ridicule du film.
  • Seule Marion Cotillard tire son épingle du jeu dans le rôle de Luisa, la femme délaissée, tout particulièrement lors de l’émouvant My husband makes movies.

Bref, une grosse déception. Au moins Nine donne-t-il envie de voir ou revoir 8 1/2. C’est peut-être son principal mérite.

Cinéma | 03.02.2010 - 12 h 15 | 2 COMMENTAIRES
Reprise de « Cabaret », avec l’insurpassable Liza Minnelli dans le rôle de sa vie

Étiquettes : , ,

Liza Minnelli dans "Cabaret"

Liza Minnelli dans "Cabaret"

Pour ce rôle, son père, Vincente Minnelli, lui avait dit de ne pas chercher à être belle, mais plutôt de créer un personnage « étrange et extraordinaire » (« strange and extraordinary »). Mission accomplie pour Liza Minnelli, qui trouva avec la Sally Bowles de Cabaret le rôle de sa vie. Le film de Bob Fosse, sorti en 1972, est repris à partir du 3 février à l’Action Christine (à Paris, métro Odéon). On ne saurait que trop souligner les qualités de cet immense film, couronné en 1973  par huit Oscars. Une réussite due à la combinaison de talents uniques: la mise en scène, l’adaptation et les chorégraphies de Bob Fosse, la musique et les paroles d’Ebb et Kander au meilleur de leur forme, une distribution emmenée par Liza Minnelli et Joel Grey. Alors que le genre semblait tomber en désuétude, Bob Fosse a su redonner ses lettres de noblesses au movie musical. Pour un temps, au moins.

Singulier parcours que celui de Cabaret, d’ailleurs. D’abord un roman, Adieu à Berlin de Christopher Isherwood, puis une pièce, I am a camera, de John Van Druten, puis un stage musical, avec une musique d’Ebb et Kander (reprise dans le film de Fosse), un livret de Joe Masteroff et une mise en scène d’Harold Prince, le film de Bob Fosse et enfin une nouvelle version du stage musical, qui reprend les chansons créées spécialement pour le film (Mein Herr, Maybe this time ou Money). C’est cette dernière version scénique que l’on a pu voir il y a quatre ans à Paris, aux Folies Bergères.

Le reprise du film est officielle, il n’est donc pas à exclure que d’autres copies circuleront. Vous trouverez toutes les séances sur Allociné.

Allez, un petit coup de Money, pour la route:

httpv://www.youtube.com/watch?v=rkRIbUT6u7Q

Broadway | Cinéma | Vidéo | 25.01.2010 - 12 h 08 | 0 COMMENTAIRES
Jean Simmons, amoureuse de Marlon Brando dans « Guys and Dolls », est morte à l’âge de 80 ans

Étiquettes : , , , , , , ,

httpv://www.youtube.com/watch?v=5A1HWEub0hg&feature=fvst

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez ici.

Elle n’avait pas le sex appeal de Marilyn Monroe, ni le glamour d’Ava Gardner, encore moins le sens du scandale d’Elizabeth Taylor (même si elles ont toutes deux connues les affres de l’addiction à l’alcool). C’est donc sans bruit que Jean Simmons est morte à 80 ans, le 22 janvier dernier, dans sa maison de Santa Monica, en Californie.

Née au Royaume-Uni, sa carrière au cinéma et à la télévision a duré plus de 60 ans (Elmer Gantry, Un si doux visage, Les Oiseaux se cachent pour mourir). Elle fut nominée deux fois aux Oscars, pour Hamlet en 1949 et pour The Happy Ending en 1970.

Côté musicals, elle est surtout connue pour avoir jouée face à Marlon Brando dans la version cinéma de Guys and Dolls (Blanches Colombes et vilains messieurs, Joseph L. Mankiewicz, 1955), la comédie musicale de Franck Loesser, qui avait auparavant triomphé trois ans à Broadway. Elle dira plus tard qu’elle était tellement impressionnée par Marlon Brando, alors au top de son magnétisme animal, qu’elle oubliait tout ce qu’elle devait faire. Dans les chansons qu’elle interprète (dont I’ll Know, ci-dessus), c’est sa propre voix que l’on entend. Elle obtiendra pour ce film le Golden Globe de la meilleure actrice en 1956.

Dans les années 50 et 60, son incroyable beauté irradie les films, et notamment les péplums comme La Tunique, le premier film en Cinemascope, et surtout le bouleversant Spartacus, de Stanley Kubrick (avec une scène coupée au montage où l’on voit Laurence Olivier draguer son esclave, interprété par Tony Curtis).

En 1975, Jean Simmons est Desirée dans la version londonienne de A Little Night Music, de Stephen Sondheim (en février 2010 à Paris). Un rôle qu’elle tiendra pendant deux ans et dans lequel elle interprète le morceau de bravoure de cette comédie musicale, Send in the Clowns.

Goodbye Jean.

Cinéma | 18.01.2010 - 13 h 24 | 0 COMMENTAIRES
En attendant Nine…

Étiquettes : , ,

Nine

J’assiste demain matin à la projection de Nine, le film de Rob Marshall. La comédie musicale est une adaptation d’un Broadway musical de 1982, lui-même inspiré par le film 8 1/2 de Fellini. Malgré un casting all-stars (Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Nicole Kidman, Judi Dench), les échos venant du film ne sont pas très bons. Nous verrons bien.

liliane-montevecchiEn attendant, je repense à la française Liliane Montevecchi (photo ci-contre), personnage fantasque et créatrice sur scène du rôle de Liliane LaFleur, qui lui valut un Tony Award. On peut voir un extrait d’époque de sa chanson emblématique, Folies Bergères sur Youtube (de très mauvaise qualité). Son rôle a, bizarrement, été confié à Judi Dench. Pour les fans de Liliane (dont je fais partie), voir également cette prestation à la télé américaine, où elle danse, tout de chat vêtue, et chante Dis-donc dis-donc, d’Irma la Douce.