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GLITTER AND BE GAY
Un blog à trois voix consacré au théâtre musical
Broadway | France | 15.12.2010 - 11 h 27 | 0 COMMENTAIRES
Beaux livres: « Histoires de comédies musicales », par Patrick Niedo

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Patrick Niedo a été professeur de danse en France et à New York dans les années 80 et 90. Passionné de comédie musicale, en particulier celles de Broadway, il a voulu partager sa passion avec un livre beau et imposant, Histoires de comédies musicales. Classées de A à Z, ces « histoires » racontent avec une foule de détails une œuvre (Chicago, My Fair Lady, West Side Story…) ou la vie d’une figure marquante du genre, auteur, compositeur ou interprète (De George Abbott à Florenz Ziegefeld en passant par Sondheim, Comden & Green, Bernstein…) . Plus de 250 photos, souvent magnifiques, émaillent le livre et offrent ainsi un beau panorama de ce que le « Great White Way » a été depuis le début du XXè siècle et de ce qu’il est aujourd’hui.

Un livre qui fera bonne figure dans la bibliothèque de n’importe quel amateur de comédie musicale.

Histoires de comédies musicales, par Patrick Niedo, Editions Ipanema, 432 pages, 59,90 euros.

France | 14.12.2010 - 12 h 22 | 1 COMMENTAIRES
Décevante Nuit d’Elliot Fall

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Cette Nuit d’Elliot Fall est bien longue. La performance géniale de Sophie Tellier à la Grande fête du théâtre musical laissait présager un spectacle irrévérencieux et plein d’humour. Le cast promettait lui quelques beaux numéros de comédiens. La mise en scène, assurée par Jean-Luc Revol, qui avait fait un beau travail sur le Cabaret des hommes perdus, devait être intéressante. Malheureusement, le spectacle, qui se joue actuellement au Vingtième Théâtre, ne se révèle pas à la hauteur.

L’intrigue est assez mince: une riche héritière (Christine Bonnard)  se meurt d’une façon étrange: des fleurs lui poussent sur le corps. Dans un souffle la jeune fille désigne celui qui pourra la sauver: un certain Elliot Fall (Flannan Obé). La maîtresse de maison (Sophie Tellier) envoie donc sa bonne, Preciosa (Denis d’Arcangelo) chercher l’homme en question. Le périple sur l’île étrange de Moon Island va se révéler plus compliqué que prévu, car un gros méchant, le comte Lovejoy (Olivier Breitman) convoite la fortune de la jeune fille.

NUMÉROS DE COMÉDIENS
Les numéros de comédiens sont bien là, avec notamment un Denis d’Arcangelo qui, sans surprise, fait ce qu’il sait mieux faire: du Madame Raymonde. Christine Bonnard est toujours aussi drôle – tout particulièrement en oursonne.  Mais c’est Sophie Tellier, délicieusement too much, qui tire le plus son épingle du jeu. Dommage que son « Chaperon hot trio » (photo) soit moins réussi que lors de la Grande fête du théâtre musical.

Pour le reste, les chansons et les situations tombent souvent à plat, en dépit de quelques bonnes idées. La plus grosse frustration vient sous doute du fait que l’on a passé une bonne heure avec un personnage qui au final ne sert à rien. « Vous vous attendiez à autre chose? », demande en substance le comte Lovejoy à la toute fin. Affirmatif, mon capitaine.

La Nuit d’Elliot Fall, au Vingtième Théâtre, jusqu’au 27 février.

France | 13.12.2010 - 14 h 35 | 7 COMMENTAIRES
« Dracula, l’amour plus fort que la mort »: les oreilles vont saigner…

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Heureusement que Dracula est mort… Après le Roi Soleil et le flop Cléopâtre, Kamel Ouali s’apprête à commettre une nouvelle « comédie musicale », intitulée Dracula, l’amour plus fort que la mort. Le premier extrait s’intitule 1,2,3. Il a été composé par… Jennifer Ayache, du groupe Superbus. Rimes approximatives (« je t’aime / saigne »), vocabulaire et ambiance en décalage complet avec l’univers habituel des vampires, chorégraphie oualiesque: cette chanson est tellement ratée qu’on ne sait par où commencer…

Le principal argument de ce futur chef d’œuvre est le physique très Bel Ami du Dracula en question qui nous dit-on « ne chantera pas et ne parlera pas. On entendra juste son souffle et le battement de son cœur » (Kamel Ouali dans Le Parisien). Autant dire qu’il ne servira à rien… sinon à attirer quelques jeunes filles un peu rêveuses. Mais attendez. Le battement de son cœur? Ah bon, Dracula n’est pas mort? Pas sûr qu’il survive à « sa » comédie musicale. Et nous non plus.

France | 08.12.2010 - 15 h 40 | 0 COMMENTAIRES
Encore un tour de pédalos (Je hais les gais): on adore!

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Le premier tour de pédalos d’Alain Marcel a eu lieu en 1979. Frustré par la vision de l’homosexualité que donnait une pièce comme La Cage aux folles, le metteur en scène et futur auteur de l’Opéra de Sarah se lance dans l’écriture de Essayez donc nos pédalos. Il s’agissait non pas de donner la parole aux homosexuels, mais de la prendre. Ou de « commencer à parler », comme il l’écrit lui-même dans le programme.

Trente ans plus tard, Alain Marcel aurait pu reprendre son spectacle à l’identique. Mais il a préféré se lancer dans une nouvelle aventure. Pour une raison simple: entretemps, la vie gay a été bouleversée par le sida et par les avancées sur les droits tels que le pacs et l’homoparentalité.  Résultat des courses: les trois pédalos d’origine sont maintenant quatre et ils ont de toutes nouvelles chansons à leur actif. Les comédiens représentent chacun un stérétotype ethnique: le « Français de souche » (Philippe d’Avilla, qui est belge), « le Noir » (Steeve Brudey), « le Juif « (Yoni Amar) et « L’Arabe « (Djamel Mehnane). Ces derniers interprètent chacun à leur tour, ou ensemble, des stéréotypes gays dans des saynètes tantôt hilarantes (le génial « Nous les fiottes »), tantôt dramatiques.

Parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, Alain Marcel signe les textes, la musique et la mise en scène. Les saynètes tragiques (que ce soit sur le sida ou les exécutions d’homos en Iran) ont beau être un peu en deçà des numéros où l’on se moque des gays, le tout reste d’une très haute qualité, idéalement servi par des comédiens très investis.

Même si les deux œuvres sont très différentes, on pense souvent à Torch Song Trilogy pendant Encore un tour de pédalos. Les deux spectacles ont en effet au moins ce point commun: présenter un portrait affectueux – sans être complaisant – et corrosif des homos d’hier et d’aujourd’hui. Et puis une comédie musicale dont le refrain proclame « Sois pédé! » dans l’une de ses dernières chansons ne peut être tout à fais mauvaise.

Au Théâtre du Rond-Point à Paris jusqu’au 31 décembre, puis au Théâtre de Marigny à partir du 18 janvier.

France | 18.10.2010 - 15 h 31 | 0 COMMENTAIRES
Le choeur de Pierre recrute (des ténors en particulier)

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Le choeur de Pierre, l’unique chorale consacrée au répertoire de la comédie musicale à Paris vient d’entamer une nouvelle saison et a besoin de renforts, tout particulièrement de ténors (la chorale est mixte). Les répétitions ont lieu tous les lundis à 19h30 près du Métro Gare du Nord.Le répertoire est essentiellement composé de comédies musicales de Broadway ou du West End.

Toutes les infos sont sur le site ou le MySpace

Critique | France | 05.10.2010 - 18 h 10 | 1 COMMENTAIRES
« Show Boat »: une oeuvre de légende au Châtelet

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Show Boat est généralement considéré comme la première véritable comédie musicale de l’histoire. A voir se dérouler l’action et les chansons de ce spectacle en ce mois d’octobre au théâtre du Châtelet, on a parfois du mal à croire que la première de ce spectacle s’est tenue à New York… en 1927.

(suite…)

France | 17.09.2010 - 09 h 35 | 1 COMMENTAIRES
La Nuit d’Elliott Fall – Chaperon Hot Trio

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C’était l’un des moments les plus hystériques de la Grande Fête du Théâtre Musical, deuxième édition. La prestation de Sophie Tellier en  chaperon rouge déluré avait enflammé le public et elle est maintenant disponible en vidéo. La Nuit d’Elliot Fall, d’où cette chanson est tirée se jouera au Vingtième Théâtre à partir du 3 novembre. C’est une création de Vincent Daenen, sur une mise en scène de Jean-Luc Revol.

Bonus | France | 08.07.2010 - 09 h 54 | 0 COMMENTAIRES
V° Festival des Musiques Interdites de Marseille 2010 —Mais qui est Joseph Beer ?

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Le V° Festival des Musiques Interdites de Marseille affiche un « In Memoriam Joseph Beer » le 11 juillet à l’Opéra de Marseille (places à gagner sur Yagg.com).A l’usage de nos lecteurs, une petite bio de ce compositeur pourchassé par les Nazis et grande plume du théâtre musical autrichien d’avant-guerre, à découvrir et redécouvrir d’urgence.

7 mai 1908. Lemberg —  la Lwow polonaise, annexée à l’Empire Habsbourg.

Un garçon voit le jour — Joseph Beer. Fils d’un banquier juif, Uri Isidore Beer, et de son épouse au foyer, Amalie Esther Malka, l’enfant grandit au sein d’une famille unie et aisée ; auprès de lui un frère aîné et une sœur, sa cadette de quatre ans. Le père est un homme strict, exigeant. La mère compense les rigueurs paternelles par une tendresse qui lui vaut l’indéfectible attachement — presque fusionnel — de son fils Joseph.

Très tôt, l’enfant s’intéresse à la musique — allant jusqu’à inventer, à l’âge de sept ans et sans jamais avoir pratiqué, une notation musicale bien à lui. A 13 ans, devenu élève du conservatoire de la ville, il passe la majeure partie de ses nuits à composer.

Alors que son austère géniteur veut en faire un avocat, le jeune Beer, après un diplôme secondaire suivie d’une année de droit, est déterminé à devenir compositeur. Direction Vienne et la prestigieuse Hochschule für Musik. Beer passe une audition pour intégrer l’illustre établissement, à une époque ou les quotas d’entrée des juifs et des polonais de l’Empire dans une école strictement autrichienne sont sévèrement observés. Le talent du jeune homme fait l’unanimité : il est non seulement admis, mais on l’autorise à entrer directement dans la classe de composition du grand Joseph Marx, éminent compositeur viennois, dont l’autorité musicale ne fait aucun doute.

Monsieur Beer père est vaincu par l’obstination de son fils. Installé dans un deux pièce au centre de Vienne, Joseph poursuit et complète sa formation musicale auprès de Marx, et sort diplômé de la Hochschule, promotion 1930.

Beer est engagé comme répétiteur et chef d’orchestre d’une compagnie de ballets, avec qui il entreprend de nombreuses tournées en Autriche, en Europe centrale et au Moyen Orient. En Palestine, un compositeur local le convainc d’emporter quelques unes de ses partitions pour les faire entendre à l’un des plus fameux librettistes de théâtre musical viennois du temps, Fritz Loehner-Beda à son retour à Vienne. Beer s’exécute — et devant le désintérêt de Loehner-Beda pour la musique qui lui est jouée, Beer propose d’interpréter quelques unes de ses compositions. Le parolier s’enflamme pour ce qu’il entend, et s’improvise l’agent du jeune impétrant. Beer est introduit dans la meilleure société musicale viennoise, et fait jouer en 1932 un triptyque symphonique — hélas réputé perdu — qui lui attira la bienveillance du fameux critique et réviseur des symphonies de Mahler Erwin Stein.

Joseph Beer signe, en 1934, sa première œuvre scénique, Der Prinz von Schiras, dont Fritz Loehner-Beda signe le libretto en compagnie de Ludwig Herzer. La première à Zurich est une triomphe — a tel point que le fameux Theater An Der Wien présente l’ouvrage peu de temps après sa création suisse, suivi bientôt du Wielki de Varsovie et du Teatro Fontalba de Madrid. L’ouvrage entame une tournée triomphale qui le mène de Stockholm en Amérique du sud.  Joseph Beer a 25 ans — et le maître Joseph Marx reconnaît en son élève des qualités que « peu de compositeurs installés possèdent ».  L’équipe du Prinz récidive trois ans plus tard — associé au célèbre vaudevilliste Alfred Grünwald – avec Polnische Höchzeit, des « Noces Polonaises » qui recueillent tous les suffrages. Composé en trois semaines, mis en texte concurremment, l’ouvrage conquiert Zurich et s’apprête à triompher à son tour à l’An Der Wien, dont Beer est désormais l’une des chevilles ouvrières. Il est question d’une production de l’ouvrage à New York. Tous les espoirs sont permis.

Las. Sonne l’heure de l’Anschluss, et l’œuvre du Juif Beer, alors en répétition, est retiré de la programmation.  Muni d’une recommandation pour Maurice Lehmann, Beer se réfugie à Paris, ou il vivote de travaux de copie et d’arrangements divers. Beer prend son mal en patience : Lehmann ne lui a-t-il pas promis que ces « Noces Polonaises » seront bientôt à l’affiche de l’illustre théâtre ? La presse n’annonce-t-elle pas la venue de Martha Eggert et Jan Kiepura pour créer l’ouvrage en France ?

Beer joue de malchance. Les projets de Lehmann sont mis à bas par l’entrée des allemands dans la Capitale. Beer fuit de nouveau, et se réfugie à Nice, ou se trouve déjà son frère aîné. Il subsiste en acceptant un travail de nègre : écrire de la musique pour le compte d’un suisse-allemand qui se prétend compositeur. Il entendra un jour son œuvre, radiodiffusée, et créditée à son commanditaire. Mais Beer n’en abandonne pas pour autant sa muse personnelle : il se lance dans un singspiel nouveau, alors que les allemands envahissent la Zone Libre. Stradella in Venedig s’élabore en 1943, de refuge en refuge, de cachette en cachette, tandis que Beer s’inquiète du reste de sa famille, enfermée dans le ghetto de Lwow et affamée par les Nazis. Il n’a de leur nouvelles que  de loin en loin — « S’il te plaît, lui écrit son père, ne m’adresse plus de paquets ou de lettres, tu nous mets en danger … »

Beer est obsédé par le sort réservé à sa famille. Impuissant à les aider, sans moyens, le compositeur sombre dans l’angoisse. A la Libération, il apprendra que tous les siens ont été déportés et ont péri à Auschwitz.

Dès lors, Beer est un autre homme. C’est un artiste brisé.

Récipiendaire de la Wiedergutmachung, pension compensatoire versée par l’état Allemand aux victimes de guerre, il compose et compose encore, il compose toujours. Et se met, à l’instar de nombre de compositeur juifs ayant échappé à l’Holocauste, en position de n’être jamais joué  — soit qu’il refuse les propositions, soupçonnant ses anciennes connaissances d’avoir collaboré — soit qu’il remette sans cesse l’ouvrage sur le métier, de sorte de n’être jamais satisfait et de ne l’achever jamais.  Il confiera, à la fin de sa vie, que sa mère avait été le soutien de ses débuts de compositeur. Très lié à elle, il lui avait certes survécu physiquement mais non pas émotionnellement. On peut soupçonner le poids de la culpabilité d’un fils qui a vu périr ses parents et sa jeune sœur sans pouvoir intervenir — alors que lui-même est sorti sain et sauf des Années Noires.

En 1949, Stradella in Venedig est représenté à l’opéra de Zurich — un joli succès, qui fit dire à la critique (Opern der Welt) qu ‘il s’agissait là d’un « opéra-comique de la plus haute tenue » — mais Beer, malgré le souhait d’André Roussin d’en écrire la version française, ne se battra jamais pour que l’ouvrage se pérennise.

Plus que jamais absorbé par la musique et enfermé dans son univers musical, Beer, toujours soucieux de pénétrer l’Art Musical pour que son œuvre n’en soit que plus riche encore, soutient en 1966 — et entre deux compositions — une thèse en Sorbonne — sous la direction du génial Wladimir Jankélévitch — consacrée à l’évolution du style harmonique dans l’œuvre de Scriabine. Jankélévitch proposa que la brillante thèse soit publiée : Beer déclina l’offre, préférant se consacrer à la composition — en solitaire, toutes les nuits ou presque.

Entouré de son épouse Hanna, jeune réfugiée munichoise qu’il avait connue à Nice — une ville qu’il n’a jamais plus quitté —  après la guerre et qui sera toute sa vie sa plus proche collaboratrice, et de ses deux filles, Suzanne et Béatrice, Joseph Beer s’éteignit le 23 Novembre 1987. Il avait, depuis l’Anschluss, composé quatre opéras de plus, qui n’ont pas encore été joués.

Le site (en anglais) du compositeur  : www.josephbeercomposer.com

France | 14.06.2010 - 14 h 03 | 0 COMMENTAIRES
Qui est la meilleure Fantine des « Misérables »? Réponse de Claude-Michel Schönberg

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Voici un extrait non-publié de notre interview de Claude-Michel Schönberg, compositeur des Misérables. La question était: « Quelle est votre Fantine préférée? »(sous-entendu: « Dites-nous à quelle point Patti LuPone est fabuleuse).

Voici sa réponse:

httpv://www.youtube.com/watch?v=8YWvdJ0tA7M&feature=player_embedded

Si ce n’est déjà fait, regardez notre reportage : Claude-Michel Schönberg, compositeur des « Misérables »: « Mon rêve serait de revoir Les Misérables en français »

France | 16.05.2010 - 18 h 20 | 0 COMMENTAIRES
Lee Lessack, un « chanteur » à Paris

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Ce n’est pas exactement de la comédie musicale, mais… cela promet d’être un beau récital. Le chanteur américain Lee Lessack est en concert unique à Paris le lundi 17 mai au Sentier des Halles à Paris, à 21h45.

Un tour de chant, qui, nous promet-on, contiendra de nombreux extraits de comédie musicale.

Regardez la vidéo ci-dessous pour avoir une idée:

httpv://www.youtube.com/watch?v=D0IgOVGRnQ4

On conseille chaleureusement son album dédié aux chansons de Johnny Mercer, grand parolier (Moon River, notamment) de l’American Songbook.

Voir également cette interview de Regard en Coulisse