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GLITTER AND BE GAY
Un blog à trois voix consacré au théâtre musical
Châtelet | Théâtre musical | 04.01.2012 - 07 h 22 | 1 COMMENTAIRES
West Side Story sur la scène du Châtelet à l’automne 2012

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L’un des chefs d’œuvres toutes catégories de la comédie musicale revient à Paris. West Side Story, dans la nouvelle production par le metteur en scène et chorégraphe Joey McKneely – élève et assistant de Jérôme Robbins – va réenchanter la scène du théâtre du Châtelet, à partir du 26 octobre prochain.

En 2007, cette production, conçue pour célébrer le 50e anniversaire de la création, avait remporté un succès retentissant au Châtelet. Elle s’est ensuite produite à travers le monde entier: Sadler’s Wells Theatre de Londres,  Sydney, Tokyo, Pékin, Tel Aviv et Vienne. Deux Theatergoers’ Choice Awards lui ont été décernés et une nomination en 2009 en Grande-Bretagne aux Laurence Olivier Awards dans la catégorie «Best Musical Revival».

En 1957, des créateurs de génie ont fait le succès de West Side Story, une version moderne de Roméo et Juliette, à Broadway: Leonard Bernstein, pour la musique, Jerome Robbins, chorégraphe, Arthur Laurents, qui écrivit le livret et Stephen Sondheim, pour les lyrics. Un sacré quatuor! Sans compter sur l’effet démultiplicateur de l’adaptation au cinéma de West Side Story, un classique. Maria, Tonight, America, Somewhere, autant de «tubes» que l’on fredonne encore et encore.

Photo DR

Infos et réservation
Théâtre du Châtelet – 1, place du Châtelet, 75001 Paris (lundi au samedi de 11h00 à 19h00) et par téléphone au 01 40 28 28 40. www.chatelet-theatre.com

Critique | France | 16.02.2010 - 18 h 34 | 7 COMMENTAIRES
« A Little Night Music », un voyage au cœur du Beau », par Christophe Mirambeau

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"A Little Night Music"

"A Little Night Music"

Ces lignes sont tout sauf une critique. Non, ces lignes sont là pour dire le bouleversement émotionnel et intellectuel vécus lundi soir au Théâtre du Châtelet, pour la création française de A Little Night Music de Stephen Sondheim — en présence du maître.
Car comment critiquer ce qui est incritiquable, comment disséquer un show d’une telle perfection, comment décortiquer cette comédie douce-amère, divinement spirituelle, sertie de lyrics et d’une partition sophistiqués, sensibles, virtuoses, délicats, brillants, cultivés…? Que dire d’un cast, d’une mise en scène, d’un visuel et d’un orchestre étourdissants de brio, d’éclat, de grâce et de sensibilité? Au sortir de cette représentation, aucune hyperbole ne semble suffisante pour qualifier l’indescriptible bonheur partagé par deux mille spectateurs.

LA JOIE IRRADIE LA SALLE
De la joie semblait irradier la salle depuis le plateau. Le bonheur d’une équipe à jouer ce musical, d’interpréter l’une des masterpieces du XXème siècle, et de l’offrir à la gourmandise curieuse d’un public enthousiasmé. Une joie qui vous balance de l’énergie en pleine face et vous enveloppe, vous convainc l’espace d’une soirée et pour les quelques jours qui suivent que la vie est belle et vaut la peine d’être vécue. A Little Night Music ne nous propose rien moins qu’un voyage au cœur du Beau.

Sidérés par le chic inouï du premier tableau, déjà béats d’admiration devant l’image qui se découpe, se précise et s’établit lentement sous vos yeux, saisis par la beauté des premières pages de musique, par cette valse chatoyante aux couleurs ravéliennes — on y croise, au détour d’une mesure, le souvenir de La Valse et des Valses Nobles et Sentimentales —, les sens et l’esprit révolutionnés par l’ineffable et discret glamour qui envahit l’espace, on achève de se laisser voluptueusement conquérir par cette «Petite Musique de Nuit» sitôt l’entrée de Madame Armfeldt (Leslie Caron).  Mademoiselle Caron paraît en un double et fulgurant raccourci de ce qu’elle fut naguère au bras de Gene Kelly ou de Fred Astaire, et du passé aventureux de la Madame Armfeldt qu’elle incarne en scène. La star mythique entre en valsant, s’offre à quelques cavaliers, esquisse un complet tour de valse et s’en vient prendre place sur son fauteuil roulant de comtesse douairière, sage, spirituelle et madrée.

(suite…)